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La question de la semaine - 27 avril 2012
Deux événements politiques apparemment sans aucun lien ont marqué cette semaine. Le premier ce sont les 17% atteints par Marine Le Pen au premier tour de l’élection présidentielle française, et la course effrénée des deux candidats restants – surtout un - pour en conquérir les électeurs. Le second, ce sont les difficultés de Bart De Wever, candidat bourgmestre à Anvers, à gérer le « produit » Vlaams Belang, dont il pompe allégrement l’électorat tout en excluant toute alliance, se repliant sur le caractère ouvertement xénophobe de cette formation.
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Billet radio pour la Première (RTBF), 24 avril 2012 - Ecoutez le podcast
Changeons-nous un peu les idées et parlons de l’élection présidentielle française. On ne modifiera pas notre pronostic pour le 6 mai : la France va sans doute changer de président, non pas emportée par une vague d’amour pour François Hollande, mais parce qu’elle a envie de « se faire » Nicolas Sarkozy. Nous assistons au référendum inversé de 2007, avec un candidat rejeté par ressentiment et un autre élu par dépit. La personnalité du président sortant est au cœur du débat politique depuis cinq ans. Ce côté « règlement de compte » explique la vraie déprime de cette campagne, qui n’arrive pas à se construire sur des sentiments positifs et d’espoirs.
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Reconnaissons-le. Au tout début, il nous faisait plutôt rire. Pire : on avait même pensé, avouons-le, qu’il pouvait servir à quelque chose dans un système démocratique. Non pas par ses qualités de parlementaire – restons sérieux – mais parce qu’il arrive que la démocratie ait besoin de ses clowns comme le roi avait besoin de son fou : pour faire soupape, pour faire émerger une parole non bridée, pour permettre l’immunité au seul qui osera dire que l’Empereur est nu. Puis, en assistant à ses frasques, on s’est rappelé que même les fous du roi devaient avoir du talent. Et que la comparaison devenait insultante pour les clowns.
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Collège Belgique Ce cours vise à élucider philosophiquement le concept de laïcité, et éprouver sa perméabilité aux questions théologico-politiques. Les difficultés de la notion de laïcité à récolter le consensus social et l’adhésion des croyants trouvent leurs sources dans la conception du phénomène religieux au départ de laquelle elle se définit, et qui ne correspond pas de manière exhaustive à ce qu'elle entend circonscrire.
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Billet radio pour la Première (RTBF), 17 avril 2012 - Ecoutez le podcast
Je ne sais pas pour vous, Marie-Laure, mais moi, il y a des jours où habiter dans un pays qui ne vit qu’au fil déprimant de ses faits divers, ça m’épuise.
L’insécurité est revenue sur le devant de la scène par la plus dramatique des manières. Un homme en a frappé un autre, et cet autre homme en est mort. Mais à vrai dire, l’insécurité, cela fait longtemps que les travailleurs de la STIB, les usagers et bon nombre d’habitants vivent avec. L’insécurité et surtout son inséparable compagnon, le sentiment d’insécurité. Le sentiment d’insécurité, c’est ce truc fantomatique qui vous accompagne un peu partout, qui vous flotte autour comme un halo invisible, mais que vous ne ressentez en général que lorsque vous vous êtes senti au moins une fois en danger.
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La sagesse de vivre porte en elle la question essentielle du vouloir vivre. Aussi est-elle renforcée par le problème de l’estimation : Que vaut mon existence ? Qu’est-ce qui en détermine la valeur ? Souvent nous entendons dire que la vie n’a pas de prix, qu’elle est précieuse, à protéger ; qu’elle appartient à une catégorie qui ne souffre pas l’appréciation. Elle s’élève au dessus de tout, devient inestimable. En réalité ce sont davantage les événements, plus ou moins denses, heureux ou tragiques qui la remplissent, qui en déterminent relativement sa valeur.
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Billet radio pour la Première (RTBF), 27 mars 2012 - Ecoutez le podcast
A chaque fois que l’on a affaire à un tueur de masse, le même débat ressurgit : a-t-il agi parce qu’il est fou ou par conviction ? S’agit-il d’un dangereux psychopathe ou d’un dangereux convaincu ? Bref, l’ennemi est-il un prédateur solitaire ou un illuminé franchisé ? En creux, se pose la question de savoir s’il y a des idéologies intrinsèquement plus dangereuses que d’autres - suivez mon regard. Il suffit pourtant de jeter un œil au palmarès des derniers tueurs en série pour voir que leurs motivations sont très variées ; sans remonter trop loin, rappelons qu’Anders Breivik, le blond Norvégien qui a assassiné 77 personnes, se posait comme croisé chrétien contre l’invasion musulmane et multiculturelle.
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Notre Europe semble être condamnée à se trouver constamment dépassée par l’existence et la rapidité même de son propre mouvement : l’Europe comme « formule historique » est, dès lors, inlassablement - et nécessairement - débordée par sa réalité pratique. Il convient, en quelque sorte, de penser l’intégration européenne comme constitutive d’une frontière qui, privée d’essence, doit être régulièrement déplacée, retravaillée et finalement toujours repensée.
L’Europe, malgré ce statut ontologique étrange, interfère, néanmoins, à tous les niveaux dans notre existence et transforme - souvent en profondeur - aussi bien nos ordres juridiques que notre vie quotidienne. Les effets, de l’intégration européenne sont, dès lors, nombreux et puissants et bouleversent la structure classique de nos instances étatiques. La norme fondamentale sur laquelle repose nos régimes politiques, la Constitution, est, elle-même, profondément concernée par cette construction internationale.
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Peu connaissent cette destinée si particulière que connut Antonius Guilelmus Amo Afer. Ce dernier appartenait à l’ethnie Nzema du Ghana, un des comptoirs de la Compagnie des Indes, lorsqu’il fut fait esclave à l’âge de cinq ans, amené en Europe, en Basse-Saxe, en 1708. Là il fut offert au duc de Brunschwick qui le fit baptiser, puis confirmer, avant de le prendre à son service. Il fut accueilli avec bienveillance et il fut considéré comme un membre de la famille. Aussi vécut-il comme un noble. Il reçut une instruction qui lui ouvrit, dès 1727, les portes de l’université de Halle, puis celle de Wittenberg où il acquit une riche culture, y compris linguistique, puisqu’il pratiquait six langues : le grec, le latin, l’allemand, le français, le hollandais et l’anglais. Ceci permit de démentir l’argument de l’époque, selon lequel les hommes de couleur ne pouvaient accéder à la culture par manque intelligence.
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Récapitulatif des rencontres du mois de mars !
Le 15 mars : Conférence : Ces femmes qui pensent. Soroptimist. Toulon. Le 20 mars : Pause philo à la librairie Charlemagne Toulon avec Gaëlle Nohant. Les secrets de Famille. Le 22 mars : Conférence : Les trois âges de la philosophie. Marseille. Rotary Club. Le 27 mars : Pause Philo à la librairie Charlemagne Hyères avec Louis Paul Rovira. Le Dieu des philosophes, de la science ou de la foi. Le 03 avril : Pause Philo à la librairie Charlemagne de Fréjus avec Gaëlle Nohant. Les secrets de Famille.
En espérant que vous viendrez nombreux ! Chaque rencontre sera suivie d'une séance de dédicaces !
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Liberté, égalité, sexualité ! Militante pour la cause des femmes, Simone de Beauvoir a voulu incarner fidèlement ses idées. Refusant le conservatisme réducteur de la condition féminine aliénante, elle a lutté pour la libération des femmes. En observant ses parents et le couple bourgeois qu’ils formaient, elle se désespère de voir sa mère, si dévouée à son mari. Maîtresse de maison, bourgeoise disciplinée, au service du statut social de son époux, elle organise des repas et se consacre pleinement à son épanouissement intellectuel, moral et social. Simone ne supporte pas de voir sa mère si soumise et dépendante de son père ; une mère dont les besoins passent après les exigences de son conjoint. Alors, elle rencontre Sartre, cet homme libre qui incarne des valeurs nouvelles…
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Contacts avec Viadeo
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Direction: Maurice Aymard, Luca Maria Scarantino
Chères collègues, chers collègues,
la rédaction de Diogène annonce la parution du numéro 226 de la revue :
Philosophie et islam dans les sociétés musulmanes.
Accès aux articles
http://www.unesco.org/cipsh/fre/diogene.htm
Accès CAIRN
http://www.cairn.info/revue-diogene.htm
SOMMAIRE
Abdennour Bidar
Les outsiders de l’islam
Soumaya Mestiri
L’islam, un interlocuteur démocratique ?
Faisal Devji
Le langage de l’univeralité musulmane
Gilbert Grandguillaume
Les cultures oubliées du Coran
Abdou Filali-Ansary
Imposture et rébellion. À propos d’un ouvrage de Ma‘arûf Roussâfî
Souleymane Bachir Diagne
De fato mahometano. Le fatalisme islamique selon Leibniz et Muhammad Iqbal
Youssef Seddik
Brumes et tumultes dans l’océan « sunnite »
Meryem Sebti
Le déclin de la pensée dans le monde arabe selon Muhammad ‘Âbid al-Jâbirî
Makram Abbes
Leo Strauss et la philosophie arabe. Les Lumières médiévales contre les Lumières modernes
Burhan Ghalioun
L’islamologie au secours de l’islamisme
Fatma Oussedik
« À la recherche d’un État endormi », suivi d’extraits d’État de siège, par Mahmoud Darwich
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Dans la tradition de l’édition scientifique, on distingue clairement depuis plusieurs siècles les revues d’ouvrages collectifs paraissant dans des collections. Toutes les maisons d’édition ont repris ces traditions et elles poursuivent leur travail dans cette perspective. La multiplication des supports et l’avènement de revues électroniques, soit en parallèle à l’édition sur papier, soit en remplacement de celle-ci, facilitent la dissociation pratiquée déjà par certains éditeurs de la parution d’articles séparés et du volume complet. Concrètement, certaines revues publient sur la toile les articles au fur et à mesure de leur réception et de leur approbation par les comités scientifiques. Il s’agit soit de versions provisoires, soit de versions définitives des textes édités. De même, l’accès à ces textes est soit gratuit, soit payant, soit pour tous, soit pour les seuls abonnés : ces variantes sont secondaires et finalement étrangères à la question soulevée dans cette note.
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Des liens d’amitié unissent depuis de nombreuses années plusieurs scientifiques appartenant actuellement à des institutions universitaires française, belges et de quelques autres pays encore. Il était inévitable que dans leurs conversations ces personnes abordent également le sort critique fait aux publications scientifiques quels qu’en soient le support, l’objet ou le domaine. Des rencontres eurent lieu depuis plusieurs années, à Rennes, à Avignon, à Paris, à Bruxelles, à Toulouse, ailleurs également.
Des échanges eurent lieu entre différentes personnes : ils débouchèrent sur des rencontres, des « colloques » où beaucoup prirent la parole dans les mêmes villes. La dernière en date de ces réunions devenues largement internationales vient de s’achever à Avignon. L’intérêt des chercheurs, particulièrement en sciences humaines et sociales, était grand, les discussions furent à la fois stimulantes et prometteuses. On peut espérer que le mouvement est maintenant lancé et qu’il débouchera sur des initiatives concrètes.
Nous nous en réjouissons particulièrement, car notre maison d’édition et de rencontres fut créé dans cette perspective… et qu’il est réconfortant dans ce genre de combat de ne pas être seuls. Outre les liens qui se tissent et deviennent, au cours du temps, personnels, les participants se sont promis de garder les contacts entre eux afin de mieux préparer la prochaine rencontre qui se tiendra à Toulouse (en 2011 ?), puis la suivante qui aura lieu en Belgique, sans doute à Bruxelles et à Louvain-la-Neuve (en 2012 ?).
Nous donnons les noms et adresses des organisateurs de cette rencontre, chaleureuse, efficace, stimulante, et un grand merci à eux et à leurs collaboratrices et collaborateurs :

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