| Vous avez dit « neutralité » ? |
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There are no translations available. Nos sociétés contemporaines sont mélangées : beaucoup s’y côtoient, travaillent et vivent ensemble. Maintenir la paix sociale et favoriser la collaboration de tous à l’œuvre commune ne se fait plus par la simple application de règles collectives, mais par la compréhension progressive de celles des autres, par la tolérance envers eux et le refus de croyances autoritaires ou de pratiques dogmatiques. Désireuse d’avancer dans ce sens, la CFWB a décidé par décret le 17 décembre 2003 de créer un enseignement obligatoire sur la « neutralité ». Le terme en lui-même est étrange, car il s’agit bien de promouvoir un engagement et une démarche active visant à la compréhension des autres et de soi, une meilleure intelligence des modes de pensée et de vie de chacun. En somme, plutôt que d’accepter l’idée de plusieurs camps distincts, voire opposés, il s’agissait de favoriser la liberté de chacun tout en renforçant la cohésion sociale et le vouloir vivre ensemble. Sans doute était-il prématuré, il y a quelques années encore, d’envisager l’écriture d’un volume unique rédigé par des auteurs aux deux piliers traditionnels chez nous, les « laïques » et les « croyants ». D’où deux livres défendant, en principe, les mêmes valeurs, les mêmes idées (voir ci-dessous). Nous invitons nos lecteurs à les découvrir l’un et l’autre, à les comparer, à les étudier et à les confronter. Ce travail aussi fait partie, pensons-nous, de l’engagement pour la liberté de chacun. Toutes les différences doivent nous faire réfléchir sur ce qu’ont voulu exprimer les auteurs, sur ce qui exprimé sans l’être dans les mots,… Ce petit texte vise simplement à susciter la discussion à propos des deux ouvrages présentés ci-dessous, à en confronter les idées, la « forme » et le « fond » comme on les opposait naguère, en sachant qu’ici davantage encore qu’ailleurs l’un renvoie à l’autre. Nous invitons nos lecteurs à ouvrir le débat. Nous tenons à remercier ici les Presses de l’Université Libre de Bruxelles en général et Madame Biondi en particulier de permettre aux étudiants d’acquérir ce volume à un prix calqué sur celui des syllabus. Respecter les étudiants, c’est aussi le travail des directeurs scientifiques, des Presses Universitaires et des Editeurs. Bonne lecture à tous !
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