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Écrit par Webmaster EME Intercommunications
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Direction: Maurice Aymard, Luca Maria Scarantino
Chères collègues, chers collègues,
la rédaction de Diogène annonce la parution du numéro 226 de la revue :
Philosophie et islam dans les sociétés musulmanes.
Accès aux articles
http://www.unesco.org/cipsh/fre/diogene.htm
Accès CAIRN
http://www.cairn.info/revue-diogene.htm
SOMMAIRE
Abdennour Bidar
Les outsiders de l’islam
Soumaya Mestiri
L’islam, un interlocuteur démocratique ?
Faisal Devji
Le langage de l’univeralité musulmane
Gilbert Grandguillaume
Les cultures oubliées du Coran
Abdou Filali-Ansary
Imposture et rébellion. À propos d’un ouvrage de Ma‘arûf Roussâfî
Souleymane Bachir Diagne
De fato mahometano. Le fatalisme islamique selon Leibniz et Muhammad Iqbal
Youssef Seddik
Brumes et tumultes dans l’océan « sunnite »
Meryem Sebti
Le déclin de la pensée dans le monde arabe selon Muhammad ‘Âbid al-Jâbirî
Makram Abbes
Leo Strauss et la philosophie arabe. Les Lumières médiévales contre les Lumières modernes
Burhan Ghalioun
L’islamologie au secours de l’islamisme
Fatma Oussedik
« À la recherche d’un État endormi », suivi d’extraits d’État de siège, par Mahmoud Darwich
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Écrit par Guy Jucquois
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Dans la tradition de l’édition scientifique, on distingue clairement depuis plusieurs siècles les revues d’ouvrages collectifs paraissant dans des collections. Toutes les maisons d’édition ont repris ces traditions et elles poursuivent leur travail dans cette perspective. La multiplication des supports et l’avènement de revues électroniques, soit en parallèle à l’édition sur papier, soit en remplacement de celle-ci, facilitent la dissociation pratiquée déjà par certains éditeurs de la parution d’articles séparés et du volume complet. Concrètement, certaines revues publient sur la toile les articles au fur et à mesure de leur réception et de leur approbation par les comités scientifiques. Il s’agit soit de versions provisoires, soit de versions définitives des textes édités. De même, l’accès à ces textes est soit gratuit, soit payant, soit pour tous, soit pour les seuls abonnés : ces variantes sont secondaires et finalement étrangères à la question soulevée dans cette note.
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Écrit par Guy Jucquois
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Des liens d’amitié unissent depuis de nombreuses années plusieurs scientifiques appartenant actuellement à des institutions universitaires française, belges et de quelques autres pays encore. Il était inévitable que dans leurs conversations ces personnes abordent également le sort critique fait aux publications scientifiques quels qu’en soient le support, l’objet ou le domaine. Des rencontres eurent lieu depuis plusieurs années, à Rennes, à Avignon, à Paris, à Bruxelles, à Toulouse, ailleurs également.
Des échanges eurent lieu entre différentes personnes : ils débouchèrent sur des rencontres, des « colloques » où beaucoup prirent la parole dans les mêmes villes. La dernière en date de ces réunions devenues largement internationales vient de s’achever à Avignon. L’intérêt des chercheurs, particulièrement en sciences humaines et sociales, était grand, les discussions furent à la fois stimulantes et prometteuses. On peut espérer que le mouvement est maintenant lancé et qu’il débouchera sur des initiatives concrètes.
Nous nous en réjouissons particulièrement, car notre maison d’édition et de rencontres fut créé dans cette perspective… et qu’il est réconfortant dans ce genre de combat de ne pas être seuls. Outre les liens qui se tissent et deviennent, au cours du temps, personnels, les participants se sont promis de garder les contacts entre eux afin de mieux préparer la prochaine rencontre qui se tiendra à Toulouse (en 2011 ?), puis la suivante qui aura lieu en Belgique, sans doute à Bruxelles et à Louvain-la-Neuve (en 2012 ?).
Nous donnons les noms et adresses des organisateurs de cette rencontre, chaleureuse, efficace, stimulante, et un grand merci à eux et à leurs collaboratrices et collaborateurs :

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« Quel est donc ton espoir, lorsque tu es sans cesse occupé à rouler tes livres, à les coller, à les ébarber, à les frotter de safran et de cèdre, à les habiller de peaux, à les garnir d’ombilics ? Quel fruit te flattes-tu d’en recueillir ? Leur acquisition t’a-t-elle rendu plus vertueux ?
Tu ne dis rien ? Te voilà plus muet qu’un poisson ! Mais ta vie est connue, et l’on n’a rien de beau à en dire. Une haine sauvage, comme on dit, environne de toutes parts tes mœurs éhontées. Ah ! si les livres produisent de pareils effets, il faut les fuir d’une fuite éternelle. »[1]
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Écrit par Fabien Nobilio
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Les auteurs connaissent bien la perplexité. Dans le vaste domaine de la littérature, elle accompagne souvent l’impossibilité ou le refus d’écrire un texte qui éveillerait des sentiments sans équivoque ou illustrerait une morale limpide avec la force d’une démonstration. Dans le non moins vaste champ de la science, du moins dans la petite parcelle tant soit peu connue de l’auteur de ces lignes, la démonstration est cultivée avec un soin que contrarie cependant la curieuse coutume de poser des questions sans pouvoir y répondre tout à fait.
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